Reportage inédit au sein de la communauté orthodoxe roumaine de Paris

C’est à Paris, dans le prestigieux 5ème arrondissement, à deux pas des boulevards Saint Germain et Saint Michel, dans ce quartier si prisé des touristes et bien connu des Parisiens. Et pourtant, cette petite impasse est très peu fréquentée, alors qu’elle recèle l’un des joyaux du quartier : l’église orthodoxe roumaine des Saints Archanges.

Arrivé au 9 de la rue Jean de Beauvais, la première chose qui vous interpelle est le magnifique tympan en mosaïque à la gloire des trois archanges principaux : Saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël. Il fut réalisé en 1926.

Classé monument historique, l’édifice actuel date du XIVe siècle. C’est un reste du collège de Dormans fondé en 1365. L’édifice fut acquis par la Roumanie et son Roi Carol I en 1882, restauré et adapté pendant dix ans, puis consacré au rite orthodoxe roumain depuis 1892.

L’église au début du XXè siècle
L’église aujourd’hui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce samedi matin, nous étions invités à assister à l’Office pour les défunts. Ce samedi matin, nous étions invités à assister à l’Office pour les défunts. Au cours de cette prière appelée la « Panikhida », des nourritures sont disposées sur l’autel.

Ce sont des offrandes offertes en l’honneur des défunts. Cette pratique remonte à l’Antiquité, elle s’est inspirée des cérémonies païennes au cours desquelles on versait notamment du vin sur la terre où étaient enterrés les défunts.

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L’Office se termine par un chant au cours duquel chacun est invité à rejoindre la table d’autel pour entourer les offrandes offertes.

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A la fin de la célébration, les denrées sont recueillies et apportées dans une salle annexe afin de partager ensemble le repas.

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Notre visite s’est terminée par une visite dans la bibliothèque de l’église, sous les voûtes gothiques de l’édifice.

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L’occasion pour nous remercier le Père Boboc, Supérieur de l’église des Saints Archanges, pour son accueil chaleureux.

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Sources : Ministère de la Culture, Site officiel de l’église, Wikipedia,