La Haute-Marne, où renaît l’esprit d’hospitalité !

La Haute-Marne est à la croisée de deux grands chemins de pèlerinage : la Route des Allemands vers Compostelle et la Route des Francs qui mène à Rome. Le journal La Croix a réalisé un reportage sur le renouveau de l’hospitalité dans ce département où les chrétiens « redécouvrent les grands chemins qui traversent leur territoire. Et multiplient les lieux d’accueil pour pèlerins ».

 

A Langres, le père Touvet a construit en 2012 un abri du pèlerin à côté de son presbytère. « En arrivant ici, j’ai découvert un territoire en difficulté, mais aussi d’une grande richesse humaine. Les Haut-Marnais sont d’une générosité incroyable. Pour peu qu’on parvienne à fédérer les énergies, on arrive à faire des choses étonnantes » raconte-t-il, en rappelant que la vocation de l’Eglise est d’« être un lieu ouvert à tous, au cœur de la cité ».

Même si l’endroit reste d’un confort sommaire « cela suffit au bonheur des voyageurs » rapporte le quotidien.

 

A une trentaine de kilomètres de Langres, les sœurs du monastère de Saint-Loup-sur-Aujon  « assurent également l’accueil des pèlerins comme leur demande la Règle de saint Benoît. Une dizaine de chambres sont prévues à cet effet et, si le monastère se trouve à l’écart de l’itinéraire balisé, ils sont nombreux ceux qui font le détour pour apprécier l’hospitalité et le sourire des religieuses ».

 

Non loin de là, à Clairvaux, la mission principale des religieuses du Très Saint Sauveur est l’accueil. Leur hôtellerie « représente un point de repère essentiel sur cette partie de la Via Francigena ». Le hasard (ou la providence) a fait qu’une partie de l’abbaye de Clairvaux est désormais utilisée comme prison. L’occasion pour les religieuses d’assurer l’hébergement des familles venues visiter les détenus incarcérés. « Au-delà de l’indispensable service matériel que nous assurons à travers la dizaine de chambres (…) nous sommes d’abord une présence. Être là, sans juger, disponible, proche, dans la durée : voilà ce qui fait la richesse de la maison. Ici, il ne s’agit pas de proclamer la foi, mais de la vivre » souligne la Sœur Marie-Bertille.

 

Ces témoignages sont autant d’exemples pour qu’avec Ephatta, en Haute-Marne comme partout ailleurs, nous aussi nous soyons prêts à ouvrir nos portes et accueillir !